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Evasion

Evasion

Je crois qu'il n'y a rien de plus banal que mon histoire. Un jour, je suis simplement tombée amoureuse de la lecture. Et disons qu'aujourd'hui, je partage mon amour avec vous.

Mon midi, mon minuit, Anna Mcpartlin

Publié par Coline sur 23 Février 2018, 16:47pm

Il y a ce livre que j'ai lu il y a maintenant une poignée de semaines. Ce livre qui m'a touchée, au delà des mots. Ses mots d'ailleurs, ne sont peut être pas exceptionnels, ou peut être que si, je n'en sais rien. Je serai bien incapable de citer la moindre phrase de ce livre, à vrai dire, et j'ai même oublié les prénoms des personnages principaux. Pourquoi évoquer ce livre alors? Probablement parce que même si je ne me souviens pas des prénoms, je me souviens de chaque instant de l'histoire. Probablement parce que ce livre m'a chamboulée, au delà des mots. 

Rapide résumé, ce livre évoque une jeune femme, en couple depuis toujours avec le même garçon, amoureuse, qui le perd brutalement. La suite du livre raconte plus ou moins comment tu vis avec ça, avec le décès inattendu d'une personne que tu pensais encore là, comment tu essaies de t'en relever, comment le groupe d'amis dont Emma (c'est l'héroïne) et son amoureux faisaient partie essaient de survivre à ça. 

Et, faisons la brève, mais il y a une poignée de mois, une des personnes de mon groupe d'amis est décédée, d'une mort inattendue et totalement idiote. Mon dieu, quel écho j'ai trouvé dans ce livre. J'ai pleuré, j'ai serré les dents, j'ai peut être même un peu guéri avec ce roman. La douleur, transcrite dans les mots de l'auteure m'a frappée en plein coeur. Et était-ce parce que je la connaissais si bien qu'elle m'a tant bouleversée, ou parce qu'elle m'a tant bouleversée qu'elle a fait écho à ma propre douleur? Je ne saurais pas le dire. 

Toujours est-il que j'ai lu ce livre en une poignée d'heures, même pas trois, je pense, et après deux mois à l'avoir abandonné, il continue à venir frapper à la porte de mes pensées certains soirs. J'ai la manie de dévorer mes livres en une poignée d'heures, et de les relire après, la première fois, j'ai tendance à lire les descriptions en diagonale pour aller plus vite, puis lors d'un second passage, je fais attention à tout ce que j'ai ignoré les fois précédentes. Celui ci, je n'ai pas eu la force de le relire, et je l'ai sagement posé sur ma table de chevet, en attente de retour à la bibliothèque. 

Ces phrases, dont je suis incapable de me souvenir, m'ont détruite, et m'ont cruellement ramenée à la douleur de la perte. Ces mots m'ont faite pleurer, sur le moment, et plus tard. Est-ce le talent de l'auteure? Est-ce ma propre douleur qui était trop fraîche? Je n'en sais rien, et je ne saurai probablement jamais répondre à cette question. Mais la vérité est que j'ai adoré lire ces mots, me rappeler que j'étais capable de m'en sortir, et qu'Emma avait du plonger terriblement bas pour arriver ensuite à se relever, et à remonter la pente. J'ai pleuré sur ces mots, mais j'ai ri aussi, et je suis passé du rire aux larmes en quelques lignes, mais aussi des larmes au rire, et c'est un talent rare, me semble-t-il, que d'arriver si facilement à provoquer de pareilles émotions. 

Et ce soir, j'écris ces mots en espérant que ce livre sorte enfin de ma tête, que les mots que je pose sur les maux qu'il a réveillé me permettent de me rappeler plus du soulagement à la fin de ce livre que de l'écho que la perte d'Emma a su trouver en moi. (ce livre est quand même vachement cool, faut pas croire)

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