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Evasion

Evasion

Je crois qu'il n'y a rien de plus banal que mon histoire. Un jour, je suis simplement tombée amoureuse de la lecture. Et disons qu'aujourd'hui, je partage mon amour avec vous.

Aristotle and Dante discover the secrets of the universe, Benjamin Alire Saenz.

Publié par Coline sur 14 Mars 2015, 16:28pm

Commençons par le commencement. Ce livre est en anglais. Ce qui est tristement dramatique, car cela implique qu'il soit méconnu, et que tout le monde ne puisse pas le lire. (Je précise que c'est un anglais relativement simple à lire.)

 

Continuons avec le résumé. "Aristotle is an angry teen with a brother in prison. Dante is a know-it-all who has an unusual way of looking at the world. When the two meet at the swimming pool, they seem to have nothing in common. But as the loners start spending time together, they discover that they share a special friendship—the kind that changes lives and lasts a lifetime. And it is through this friendship that Ari and Dante will learn the most important truths about themselves and the kind of people they want to be." (Si vous préférez une traduction du résumé, je n'y toucherais pas, mais voilà pour vous.)

 

 

 

 

 

Et maintenant... l'avis. J'ai entendu parler de ce livre par une amie, qui n'avait que des louanges à la bouche pour en parler. (je vous laisse ici le lien de sa chronique à ce sujet) Elle m'en parlait sans arrêt, et je n'avais aucune envie de le lire, le titre ne me tentait pas le moins du monde, je m'attendais à quelque chose de scientifique, en rapport avec les découvertes de l'univers. Et Dieu sait que j'étais tout sauf emballée. Premier problème donc, le titre qui me rebuttait. Le deuxième? L'anglais. J'aime bien ça, mais de là à lire en anglais, il y a un monde. Je l'écoutais donc m'en parler sans trop être tentée, sauf qu'elle avait décidé qu'il me fallait le lire, persuadée qu'elle était que j'adorerais ce livre. (Et elle avait encore un peu plus que raison.)

Elle a fini, pour me convaincre, par me spoiler en détail l'intégralité du roman. Et a décidé qu'il serait intéressant de me laisser mariner avec "et cette fin, mon dieu, cette fin..." comme si toutes les merveilles du monde résidaient dans la fin de ce livre, mais qu'elle ne pouvait pas m'en dire plus. Je préciserais quand même qu'après avoir un peu insisté, elle m'a envoyé un copier-coller de la fin. Ce qui m'a convaincue. Je veux dire, quand la fin d'un livre est si belle que seules quelques phrases nous bouleversent, pourquoi lutter encore ?

Alors elle me l'a prêté. Je rechignais encore un peu, l'anglais me faisait peur, alors j'ai un peu attendu avant de le lire. Puis j'ai commencé. J'ai lu les premières pages assez lentement, je lisais peu, je n'ai pas été transcendée quoi. Et puis passées les cinquantes premières pages, je me suis trouvée happée par l'histoire. J'aimais Ari, sa sensibilité, son côté adolescent perdu, j'ai trouvé que le mal être adolescent était merveilleusement retranscrit. Ouais, parce que je sais pas vous, mais le clishé des adultes disant qu "l'adolescence est le plus bel âge de la vie", j'ai trouvé que c'étaient de belles conneries, alors j'ai trouvé ça génial cette façon que l'auteur a de le montrer. Tous les questionnements d'Ari, et sa fragilité, son perpétuel sentiment que quelque chose clochait chez lui, je trouvais ça juste, absolument, totalement, incroyablement réaliste. J'aimais aussi Dante, même si d'un côté j'ai plus accroché avec Ari. J'aimais Dante pour sa foi, son espoir incroyable, la force de ses convictions. Ils étaient tous les deux extraordinaires à leur façon. 

Au delà de la précision accordée aux personnages, auxquels je me suis irrémédiablement attachée, et que ç'a été un crève coeur de quitter, il y a aussi toute l'histoire qui est magnifique. Une leçon d'amour, d'espoir, de tolérance. Sans compter la fin du roman, qui est absolument sublime, et après laquelle j'ai trépigné dans ma chambre pendant une durée indéterminée, pour évacuer un trop plein d'émotions. (et je préciserais que ce livre est tellement bien que j'ai réussi (en le lui traduisant intégralement) à convaincre ma cousine qui déteste irrémédiablement l'anglais de l'acheter, en VO puisqu'il n'existe pas en français.)

Et ai-je besoin de préciser qu'il s'agit d'un coup de coeur, malgré toutes mes apréhensions, ou l'aurez vous compris par vous même?

Je clos donc cet article avec cette magnifique citation, qui débute l'oeuvre.

Succombez. (oui, j'envoie des messages subliminaux.)

 

 

Et je sais pas comment j'ai pu manquer ça, mais l'intégralité du livre est sur internet, alors je vous poste ici le lien. 

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T
Qu'est ce que tu ne ferais pas sans moi et mes avis de génie ♥ *modesty itself*
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C
C'est clair, ça va les chevilles, tu rentres encore dans tes chaussures? (l)
L
Quel belle chronique !! Tu me donnes envie de le relire c'est te dire !
J'adorais moi aussi les réflexions de Ari, elles sont toujours très justes et magnifiques <3
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C
Oh, t'es trop mignonne :3

Ari, Ari... Il serait l'un des grands amours de ma vie s'il n'était pas gay... rah...

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